Vous pouvez commander mon dernier bouquin sur amazon.fr. Tapez "Tourane" et "vietnam" dans la fenêtre de recherche. "Vietnam, Mémoires Vives" est un récit de voyage au Vietnam, publié aux Editions Lonely Planet, dans une nouvelle collection consacrée aux "Ecrivains Voyageurs". ISBN : 978-2840705789. Prix : 21 euros. Bonne lecture ! FT
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C'est un chercheur de l'EFEO qui, lors d'une balade dans les ruines d'Angkor, m'a fait remarquer cet etrange bas-relief. Est-ce un triceratops ?
En fait, ses ecailles sont sans doute les petales d'une fleur. Mais qui sait ?
En tout cas, comme les pyramides d'Egypte, Angkor devrait etre un pelerinage obligatoire pour tout humain en manque d'humilite.
A+
FT
Publié par tourane à 15:57:47 dans album photos | Commentaires (2) | Permaliens
Salut,
Ci-dessous des extraits d'un papier a paraitre dans le numero de novembre du mensuel Gavroche : www.gavroche-thailande.com
Et puis aussi vous signaler que j'ai du censurer deux commentaires sur le papier "Daniel Laine", en raison de leur caractere diffamatoire. C'est dommage, pour une fois que j'avais des commentaires !
A+
FT
Pourquoi le 19 septembre ?
Le 19 septembre, un coup d'Etat militaire a
renversé le gouvernement de Thaksin Shinawatra. La démocratie thaïlandaise a
pris un coup dans l'aile, mais le peuple semble pour l'instant accepter sans
trop broncher la tutelle militaire.
Dix questions et dix réponses sur un événement
historique.
Quelles sont les causes profondes du coup d'Etat militaire du 19 septembre 2006 ?
Réunis autour du général Sonthi Boonyaratglin,
chef de l'armée de terre, les leaders du putsch sont essentiellement intervenus
pour mettre fin à une longue période d'instabilité politique. Il fallait selon
eux « restaurer l'unité du pays ».Depuis près d'un an, les
manifestations pro- et anti-Thaksin se multipliaient. La vente de l'empire Shin
Corp. du premier ministre à la firme singapourienne Temasek, sans payer la
moindre taxe, avait provoqué un scandale. Les élections générales du 2 avril furent
boycottées par l'opposition puis annulées pour vice de forme. « Depuis la
fin de la guerre froide, nous avons compris que notre rôle était de rester en
dehors de la politique. Mais depuis deux ans et demi, la Thailande connaît de
telles divisions (...) que le risque d'un renversement du gouvernement était
devenu grand », expliquait, le 20 septembre, le général Waipote Sinuan, la
veille d'être nommé par la junte à la tête de l'agence de renseignement
nationale (NIA).
« Les violations de la constitution, la corruption
de son entourage, les abus de pouvoir avaient érodé la légitimité du premier
ministre. Par ailleurs, Thaksin a commis l'impardonable : il a défié
l'ordre établi et la monarchie, notamment en critiquant durant le mois de
juillet « une personne d'influence en dehors de la Constitution » »,
explique de son côté Thitinan Pongsudhirak, analyste politique et
professeur à l'université Chulalongkorn.
Les observateurs avaient facilement identifié cette personne comme étant
le général Prem Tinsulanonda, le très respecté président du Conseil privé du
Roi.
Enfin, le conflit sans fin qui déchire
l'extrême Sud musulman du royaume a sans doute provoqué une fissure irréparable
entre Thaksin et les militaires. Le premier ministre semblait en effet ne
pas vouloir laisser les coudées franches au général Sonthi pour régler le
problème.
Pourquoi
le coup d'Etat a-t-il eu lieu ce jour-là ?
Pour s'assurer de la fidélité d'une armée qui
était de plus en plus hostile, Thaksin Shinawatra avait, quelques jours avant
le coup, procédé à des changements importants lors du remaniement annuel de la
chaîne de commandement. Les promotions annoncées devaient installer à de
nombreux postes-clefs des proches de Thaksin.
La People's Alliance for Democracy (PAD), la
plus virulente organisation anti-Thaksin, devait, le 20 septembre, organiser
une manifestation au cœur de Bangkok et beaucoup craignaient que les partisans
du premier ministre ne se lancent dans des provocations et que la journée
finisse en bain de sang avec instauration d'une loi martiale par le
gouvernement.
Enfin, et c'est un classique du genre, les
militaires ont profité de l'absence du premier ministre, en visite à New York
pour l'assemblée générale des Nations Unies. Il s'agissait sans doute de son
dernier séjour à l'étranger avant les élections prévues en novembre, que son
parti Thai Rak Thai avait de grandes chances de remporter à nouveau.
Publié par tourane à 12:36:08 dans asiareports | Commentaires (1) | Permaliens
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regard un peu halluciné qui suit le réveil après un cauchemar. Ses
premiers mots sont pour rendre hommage au personnel de l'ambassade de
France à Bangkok, qui en un temps record viennent de s'arranger avec
les autorités thaïlandaises pour qu'il puisse s'envoler sans problème
vers la France le soir même. Le grand photographe français, ancien de
Gamma et d'Actuel, a laissé son passeport entre les mains de la police
cambodgienne et franchi la frontière thaïlandaise clandestinement pour
échapper à une sordide affaire de racket.
Pour son « Enquête sur les dérives du tourisme sexuel», tournée au Cambodge en
2003, Daniel Lainé avait filmé un autre Français, Patrick Mercier, qui
avait signé un accord de diffusion. Malgré un visage flouté et une voix
modifiée, ce dernier a été reconnu par sa famille lors de la diffusion
du reportage dans l'émission Le droit de savoir sur TF1.
A l'occasion d'un retour de Lainé au Cambodge fin 2003, Patrick Mercier
a porté plainte contre le journaliste et TF1 pour diffusion de fausses
informations et reportage interdit par les autorités. Sous la
contrainte policière, le photographe a dû s'engager à verser 97.500
euros dès son retour en France. Cette somme, selon lui, devait être
répartie, de façon informelle, entre le Français et les autorités
cambodgiennes.
A son retour en France, Daniel Lainé avait porté plainte auprès des
tribunaux de Créteil et de Phnom Penh pour extorsion de fonds. Revenu
au Cambodge début septembre, le journaliste a été à nouveau interpellé
par la police locale, sous la fausse accusation de détention de faux
passeport, prétexte à une demande de paiement des 125.000 dollars! Les
autorités françaises ont authentifié le passeport, mais la police l'a
conservé et a maintenu l'interdiction de quitter le territoire. C'est
là où commence la folle cavale de Daniel Lainé. Récit brut de
décoffrage.
rendant deux fois aux convocations du juge. Mais je me rendais vite
compte que cela ne menait nulle part. Mercier avait retourné les flics
contre moi en racontant que j'étais la troisième fortune de France et
que je pouvais largement me permettre de payer. N'importe quoi! J'étais
en pleine affaire de racket, mais pas seulement une histoire entre deux
Français, car c'était aussi le journaliste Lainé qui était visé. C'est
pour ça que tant de gens en France se sont mobilisés pour m'aider.
C'est grave; c'est une affaire de liberté de la presse, une dérive
dangereuse car n'importe qui peut aujourd'hui décider d'avoir été
diffamé dans un reportage et trouver quelques fonctionnaires corrompus
pour organiser un racket. Je me suis dit: ça commence à sentir mauvais,
les menaces de prison, de procès au pénal... J'aurais pu me réfugier à
l'ambassade, mais j'ai finalement décidé de fuir le pays.»
«Je vivais tout seul, caché dans une famille cambodgienne. Un ami m'a
mis en contact avec des passeurs et j'ai organisé mon départ. J'ai pris
un taxi de nuit, vers 21 heures, qui m'a amené à 3 heures du matin à
Poipet [la ville-frontière au Nord-Est du pays]. Je me suis planqué
dans une guest-house. Mais ce n'est que le lendemain soir que nous
avons tenté de passer. Malheureusement, après une longue marche le long
de la frontière, leur téléphone mobile a sonné et nous avons dû
rebrousser chemin pour une raison qui m'est inconnue. Le lendemain,
quand nous sommes repartis, il était 18 heures et il faisait encore
jour. J'avais laissé mes deux gros sacs contenant mon matériel vidéo et
informatique derrière moi, ils devaient passer la frontière dans une
voiture. Nous avons marché longtemps, le long d'un mur, que nous avons
passé par une brèche, avant de traverser une rivière de trois mètres de
large, de l'eau jusqu'au cou. Puis nous avons grimpé un talus, traversé
en courant une route et marché dans la boue des rizières pendant une
heure au moins.
Il faisait nuit noire, au loin on apercevait les lumières de la
ville-frontière thaïlandaise [Aranyaprathet]. A l'approche d'une
maison, les passeurs sont allés parlementer avec ses habitants, moi
caché dans la rizière. Mais au bout d'un instant, ils sont ressortis en
courant et en hurlant ; derrière eux des chiens aboyaient, des lampes
torches fouillaient la nuit. Nous avons filé à perdre haleine à travers
les rizières. Je ne comprenais rien, d'autant que nous étions sensés
retrouver une voiture de ce côté-ci de la frontière. Deux heures plus
tard, nous avions enfin contourné la ville. La dernière épreuve fut la
traversée, avec de l'eau jusqu'à la poitrine, d'un lac absolument
puant, qui nous séparait d'une route très passante. Au bout du lac,
nous avons trouvé une échelle qui nous a menés dans une cahute, où j'ai
pu enfin dormir un peu.
A 6h30 du matin, une moto est venue et m'a emmenée dans une maison
assez confortable, où j'ai pu boire un café et faire sécher mes
vêtements. A dix heures du matin, une voiture a déposé mes deux gros
bagages, caméra et matériel intacts. Puis, vers midi, on m'a fait
embarquer dans un camion bâché en compagnie d'une quinzaine de jeunes
filles, qui furent déposées tout au long du chemin. Sept heures plus
tard, à 22 heures le vendredi, j'étais le dernier passager et le camion
entrait dans Bangkok. J'ai appelé l'ambassade de France et ils ont pris
soin de moi.»
FT
Publié par tourane à 07:18:52 dans asiareports | Commentaires (1) | Permaliens
Photo prise avec le telephone portable !Publié par tourane à 16:12:19 dans album photos | Commentaires (0) | Permaliens
Plus d'infos sur les nouvelles regles de l'immigration en Thailande (en anglais) sur :
http://www.thaivisa.com/forum/index.php?showtopic=86514
A+
FT
Publié par tourane à 15:19:51 dans journalisme-realite (pfuiiit le temps) | Commentaires (0) | Permaliens