• Hun Sen penche-t-il chinois ?

    Hun Sen serre la vis<o:p /> <o:p />

    La démocratie cambodgienne vacille. Depuis le début de
    l'année, trois militants des droits de l'homme, dont le célèbre Kem Sokha, ont
    été arrêtés pour diffamation envers le gouvernement. Fin décembre, le leader de
    l'opposition, Sam Rainsy, avait été condamné par contumace à 18 mois de prison
    pour le même motif. Il vit en exil en France depuis plusieurs mois. <o:p />



    Amnesty s'insurge et la communauté internationale s'émeut.
    Le représentant  de l'ONU à Phnom Penh,
    Yash Ghai, évoque même “le début d'un régime totalitaire”. Les ONG font
    circuler des pétitions pour que le roi, Norodom Sihamoni, intervienne. Mais
    rien n'y fera : Hun Sen, premier ministre tout-puissant, semble décidé à faire
    le ménage. <o:p />



    Fort du récent satisfecit obtenu auprès du FMI – accompagné
    de l'annulation de 83 millions de dollars de dette – et d'une économie en
    pleine croissance, l'homme fort du petit royaume khmer croit pouvoir se libérer
    d'une coopération occidentale qu'il juge trop exigeante. Il compte pour cela
    sur ses amis chinois. L'aide de Pékin promise en 2005, 400 millions de dollars,
    représente la moitié du montant total de l'assistance internationale et n'est
    assortie d'aucune “condition démocratique”.<o:p />



    “Hun Sen ne frappe pas au hasard”, affirme un observateur
    occidental. “Kem Sokha et son centre des droits de l'homme, tout comme ses
    autres cibles, sont des partisans avoués d'un “regime change” à l'irakienne
    soutenus par les Américains.” <o:p />



    Comme souvent, au fond de l'amère soupe politicienne
    cambodgienne, se cachent des enjeux d'une bien autre ampleur. <o:p />



    Tourane




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