Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

asia-reports

l'Asie du Sud-est vue du Mont Blanc !

MON LIVRE !

Vous pouvez commander mon dernier bouquin sur amazon.fr. Tapez "Tourane" et "vietnam" dans la fenêtre de recherche. "Vietnam, Mémoires Vives" est un récit de voyage au Vietnam, publié aux Editions Lonely Planet, dans une nouvelle collection consacrée aux "Ecrivains Voyageurs". ISBN : 978-2840705789. Prix : 21 euros. Bonne lecture ! FT

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Rechercher

Compteur

Depuis le 23-10-2004 :
197084 visiteurs
Depuis le début du mois :
5061 visiteurs
Billets :
163 billets

Google Analytics

asiareports

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Suu Kyi birthday | 21 juin 2005




Suu Kyi : un triste anniversaire


Véritable icône de la démocratie, Aung San Suu Kyi a fêté tristement, le 16 juin, son soixantième anniversaire, esseulée dans sa villa de Rangoon, maintenue en isolement depuis deux ans par la junte birmane. Seules ses deux employées de maison ont partagé cette journée avec elle. Comme l'a expliqué récemment Paulo Sergio Pinheiro, rapporteur de l'ONU sur les droits de l'homme en Birmanie, la principale opposante à la junte est dans une “prison virtuelle”.

Le prix Nobel de la Paix 1991 entre dans le troisième âge, alors que son pays connaît sa troisième ère dictatoriale successive. Après l'ère du vieux Ne Win, décédé en 2002, après la troïka Than Shwe-Maung Aye-Khin Nyunt (ce dernier partage désormais les geôles de ses anciens opposants démocrates), le tout-puissant Than Shwe installe depuis quelques mois aux manettes les prétendants au trône, ses héritiers Thura Shwe Mann, Thein Sein et Soe Win. Et nulle part en vue le moindre indice d'une démocratisation du régime.
Les démocrates du monde entier, qui réclament à cor et à cris la libération d'Aung San Suu Kyi, peuvent attendre longtemps. Les précédentes mises en liberté de la pasionaria birmane n'ont causé que des ennuis aux militaires. Son immense popularité, dans les campagnes comme dans les villes, a fait craindre à chaque fois aux généraux un soulèvement de la population. Même ses voisins de l'ASEAN n'ont pu convaincre le régime birman. Ce dernier serait même prêt à passer son tour de présidence de la moribonde association régionale pour ne pas desserrer d'un seul cran sa poigne de fer. “Mieux vaut perdre la face que perdre la main”, semble se dire le général Than Shwe, tortionnaire aveugle d'un pays exsangue.

La volonté de “Daw Suu” de suivre pas à pas la voie de la non-violence tracée par le Mahatma Gandhi est à n'en pas douter courageuse et admirable. On peut cependant douter de l'efficacité de cette tactique au vu des résultats obtenus. Les chefs de la junte ne sont pas des colons anglais !
La Ligue Nationale pour la Démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi, remporta largement les élections de 1990 annulées par la junte et dispose d'une véritable légitimité démocratique (en comparaison des inexistantes oppositions laotienne et vietnamienne). Mais la plupart de ses leaders sont âgés et brisés par des années de tortures et de prison –beaucoup y croupissent encore. Parmi les plus jeunes supporters de la LND, quelques-uns critiqueraient indirectement Aung San Suu Kyi et se voudraient partisans de méthodes d'opposition plus musclées.
Pourtant, la Dame de Rangoun, même réduite à l'impuissance et au silence, reste pour tous, en Birmanie et dans le monde, le symbole d'une résistance inextinguible. La fille d'Aung San, père fondateur de l'indépendance du pays, le sait : malgré ses soixante ans, la moitié de son propre destin reste encore à écrire.
François Tourane

Publié par tourane à 16:36:32 dans asiareports | Commentaires (0) |

hmongs : reddition | 13 juin 2005


En guenilles, l'air un peu égaré de ceux
qui retrouvent la lumière, deux cents femmes, enfants et vieillards ont
émergé le 4 juin de la jungle. Suivant la route, les Hmong ont rejoint
un petit village du nord du Laos, où la population, surprise, les a
accueillis à bras ouverts. Ce petit groupe formerait l'avant-garde de 7
000 à 8 000 montagnards prêts à rendre les armes après trente ans de
résistance au régime communiste laotien.

Avec cette reddition
annoncée, l'une des dernières plaies ouvertes de la guerre du Vietnam a
commencé à se refermer. La guérilla hmong, formée et équipée par la CIA
pour lutter contre les communistes dans les années 60, avait continué
son combat après la prise du pouvoir par le Pathet Lao en 1975.

«
C'est une armée de va-nu-pieds, équipée de machettes et d'armes
légères, mais elle constituait une épine dans le pied des autorités de
Vientiane », explique un diplomate occidental. Le régime laotien était
fréquemment vilipendé par les défenseurs des droits de l'homme pour ses
raids militaires contre ces tribus rebelles retranchées à des jours de
marche dans la forêt.

La reddition des Hmong, qui ferait suite à
plusieurs mois de négociations, a été approuvée par le général Vang
Pao, ancien chef de l'« armée secrète » exilé aux Etats-Unis


Publié par tourane à 09:52:17 dans asiareports | Commentaires (10) |

birmans : qui ment ? | 25 mai 2005


Birmanie :

conspirations et machinations

Règlement de comptes entre militaires, conflit d'affaires,

coup tordu américain, émergence d'un mouvement d'opposition ultra-violent ou
même terrorisme islamique : les spécialistes de la Birmanie qui tentent
d'analyser les attentats du 7 mai se perdent en conjectures.

Tragiquement, cela ressemble à un roman d'Agatha Christie :

tous les témoins du meurtre sont des suspects en puissance. Depuis les
attentats du 7 mai, qui ont plongé dans l'effroi les habitants de la capitale
birmane, les spécialistes de la politique birmane se creusent la cervelle et
épuisent leurs sources à tenter d'identifier les responsables.

Ce samedi après-midi-là, Rangoon a connu la terreur d'une
violence aveugle pour la première fois depuis près de vingt ans. Quatre bombes
ont explosé quasi-simultanément dans deux supermarchés City Mart et un centre
de congrès, le Myanmar Convention Center. Ce dernier abritait une exposition de
produits thaïlandais. Le bilan officiel, qui fait état de dix-neuf morts et
cent-cinquante blessés, est, selon des témoins, sans doute largement
sous-estimé.

La junte birmane a d'emblée, sans apporter la moindre
preuve, accusé les rebelles shan, karen et karenni, qui mènent depuis des
années une lutte armée contre le régime, d'être les organisateurs de l'attentat.
Pour faire bonne mesure, les militaires ont également mis dans le même panier
le gouvernement en exil, NCGUB. Dix jours plus tard, lors d'une conférence de
presse, le ministre de l'Information du SPDC (State Peace and Development
Council, nom officiel du régime), Kyaw Hsan, donnait davantage de détails : les
terroristes auraient reçu une formation au maniement d'explosifs dans un camp
situé en Thaïlande par trois experts étrangers, dont un journaliste,
appartenant à “une organisation mondialement connue d'une certaine grande
nation”. Directement visés : les Américains et la CIA.

Des militaires dans le coup ?

La plupart des experts indépendants ont rapidement écarté la
possibilité d'une implication américaine dans les attentats du 7 mai. Mais ils
n'ont pas manqué de noter une autre information donnée par Kyaw Hsan :
l'explosif utilisé par les terroristes était du RDX (Research Department
Explosives). Très puissant (les explosions ont été entendues à plus de six
kilomètres), ce matériel militaire était en Birmanie exclusivement en
possession des militaires, qui l'importaient de Chine populaire. Ce qui rend
plus crédible encore la théorie de la conspiration la plus en vogue, celle d'un
règlement de comptes au sein de la junte.

Depuis la mise à l'écart de l'ancien Premier ministre Khin
Nyunt, en octobre dernier, le régime birman est en équilibre instable. Ses deux
hommes forts, le tout-puissant chef de l'Etat Than Shwe et le chef de l'armée
Maung Aye, ont certes éliminé la menace que représentait leur rival. Mais ils
se sont aussi privés de centaines d'hommes appartenant à l'appareil de
renseignement militaire (MIS) mis en place et dirigé par Khin Nyunt. Ses
puissants officiers ont tout perdu en quelques jours : leur famille souvent,
leur maison, leur véhicule et... leurs affaires florissantes. Beaucoup sont en
prison, d'autres sous surveillance étroite; certains ont choisi d'entrer dans
la clandestinité. Les fidèles de l'ancien Premier ministre, habiles au
maniement des explosifs – et sachant s'en procurer – auraient ainsi un mobile
parfait pour avoir commis les attentats du 7 mai : la vengeance.

L'analyse des cibles visées le 7 mai ménerait également vers
les mêmes suspects et ajoute une dimension “business” à l'affaire : le Myanmar
Convention Center, source importante de revenus, serait passée sous le contrôle
des forces de l'Armée de l'Air, après que le MIS en ait été écarté en octobre.
Quant aux supermarchés CitY Mart, ils sont aux mains d'un groupe
d'entrepreneurs dont fait partie la fille du général Maung Aye. Quelques pistes
sur Internet indiquent que City Mart était l'un des partenaires de Bagan Cyber
Tech, fournisseur d'accès à Internet aux mains de Ye Naing Wynn, l'un des deux
fils de Khin Nyunt. Comme par hasard, les attentats ont eu lieu quelques jours
avant que commencent les procès de Ye Naing Wynn et de son frère aîné, arrêtés
dans la même vague que leur père.

Des opposants en colère ?

Toutes ces convergences ne suffisent pas pourtant à éliminer
les autres suspects potentiels. Depuis plusieurs mois, les milieux de
l'opposition birmane enregistrent une vague de mécontentement, voire de colère,
inédite dans un mouvement dont la figure de proue, le prix Nobel de la Paix
1991 Aung San Suu Kyi, est une adepte de la non-violence pronée par le Mahatma
Gandhi. Certaines rumeurs font même état d'un mouvement fantôme, né d'une
exaspération face à l'impuissance de la Ligue Nationale pour la Démocratie
(LND) d'Aung San Suu Kyi, prêt à s'engager dans une lutte armée terroriste. Le
spectre du groupe des Vigoureux Etudiants Birmans, qui a déjà revendiqué
plusieurs actions violentes, mais jamais contre des cibles civiles, flotte
également dans l'air. Néanmoins, il est difficile d'imaginer que ces groupes
aient disposé des moyens et du savoir-faire technologique pour organiser ces
trois attentats simultanés avec autant de précision – à moins que la CIA n'y
soit pour quelque chose, ce qui nous ramène à la case départ...

Enfin, la dernière piste évoquée, plus confidentiellement, à
Rangoon, est celle de terroristes islamiques. Ceux-ci auraient pu vouloir
étendre à Rangoon les luttes que se livrent les ethnies musulmanes et leurs
pouvoirs de tutelles aux frontières entre le Bengladesh, la Birmanie et l'Inde.
Quatre musulmans d'origine indienne auraient ainsi été arrêtés près de la
frontière du Bengladesh à la suite des attentats du 7 mai.

Quelle que soit l'organisation qui se cache derrière les
actes terroristes de Rangoon, il y a fort à craindre qu'elle n'en reste pas là.
Le passage à la violence aveugle et au meurtre de civils innocents est souvent
le signe d'une résolution implacable.

François Tourane

Publié par tourane à 14:06:59 dans asiareports | Commentaires (1) |

La fête II : la France culturelle contre-attaque ! | 12 mai 2005


« La Fête » est de retour ! De la musique de
chambre à la gastronomie en passant par la
mode et le cinéma, le grand rendez-vous de la
culture française en Thaïlande rassemblera
des artistes de tous les horizons pour la deuxième
année consécutive. Cette manifestation
tentaculaire à l'image de la ville qui l'accueille,
aura lieu du 6 au 24 juin sur de multiples
sites.
Exit la pauvre grappe de raisin qui illustra l'affiche de la
version 2004 de «La fête» ! La deuxième session de ce
grand rassemblement culturel dédié à la culturelle
française sera placée sous le signe du sourire et d'un patchwork
de visages d'artistes jeunes et dynamiques. Jouant sur
toute la palette des arts de l'Hexagone, le programme 2005
privilégie les collaborations franco-thaïlandaises et promet
quelques surprises. On tentera avant tout de se procurer une
place pour le one man show du comédien Kuck, les 10 et 19
juin, qui promet de nous offrir un bon retour à la case réalité
avec un portrait doux-amer de la France et des Français vus
par un Thaïlandais qui connaît bien l'esprit «farang-set». Les
arts scéniques seront d'ailleurs au coeur de «La fête», avec
une série de mini-festivals : musique électronique, musique
de chambre, Circasia (productions françaises et thaïlandaises
de nouveau cirque mêlant danse, acrobatie et vidéo, etc.).
Bien sûr, outre la Fête de la musique le 18 juin, et la présence
de jeunes maîtres de la scène électronique au Bed Supper
Club et au V 9 du 9 au 12 juin, le reste des manifestations
tient davantage du festivalier que du festif. C'est le défaut
attendu de ce genre d'événement institutionnel.
L'ouverture et la clôture
seront même placées sous le signe du
grand classique. Le 6 juin, la soirée
d'ouverture, au Théâtre national, débutera
par une réception - sur invitation -
organisée sur l'esplanade, suivie d'un
concert de musique de chambre donné
par les musiciens du Bangkok
Symphony Orchestra. Ils joueront des
oeuvres du répertoire français : Poulenc,
Chopin (qui était aussi un tout petit peu
Polonais, ne l'oublions pas!), Debussy,
Ravel et Ibert. Des éléments du programme
2005 seront aussi proposés en
avant-première au public trié sur le
volet ce soir-là.
Pour la clôture, les 23 et 24 juin, le
spectacle Tricodex, concocté par le
célèbre chorégraphe Philippe Decouflé,
sera interprété par le Ballet Opéra de
Lyon. Ce ballet multimédia de 90 minutes
est considéré comme une des créations
contemporaines les plus innovantes
et devrait réjouir les amateurs
de spectacles vivants.
Mais enfin, les spectateurs thaïlandais,
qui restent la principale cible de « La
fête », devraient trouver dans la qualité des spectacles proposés
une compensation à l'absence d'un côté «sanuk»! Et
s'ils ne comprennent pas trop les intrigues des films français
ou les nuances des artistes exposés dans une dizaine de
galeries de Bangkok, ils pourront toujours se rattraper avec
«la semaine du design», exposition de regards croisés sur le
design français et le design thaïlandais, ou bien simplement se
régaler les papilles avec les spécialités «La fête» proposées
dans la majeure partie des restaurants français de Bangkok.
La culture française, c'est comme la confiture : plus on en a,
plus il faut de tartines pour l'étaler!

Publié par tourane à 04:20:58 dans asiareports | Commentaires (1) |

french business in Thailand | 07 mai 2005



Plan d'action commercial francais en Thailande


Le fort impact du PACT


Un an et demi après le lancement d'un plan d'action commerciale bilateral, les relations économiques entre la France et la Thaïlande sont passées à l'échelon supérieur. De multiples actions et événements ont été mis en place et les enterprises des deux pays commencent à en récolter les fruits.

En juin 2003, le classement de la Thaïlande comme pays prioritaire pour les investissements français n'avait pas soulevé un enthousiasme débordant. La Chine restait, dans l'esprit de nombreux entrepreneurs hexagonaux, le seul pays asiatique capable de leur rapporter des bénéfices à court et moyen termes. Le plan d'action commerciale Thaïlande, adopté dans la foulée en décembre 2003, a prouvé que les deux pays, par une politique volontariste, pouvaient changer leur perception. Preuve en est, selon la Mission économique (ME) française de Bangkok, “le PACT correspond à la période historique la plus faste pour les entreprises françaises en Thaïlande”. Ces dernières ont obtenu, en 2003 puis en 2004, des contrats d'un montant global, jusque-là jamais atteint (respectivement 5 et 2,2 milliards d'euros). “L'année 2005 devrait constituer une année record pour le montant des exportations françaises, avec les premières livraisons des contrats signés en 2003. Et cette performance des exportations françaises en 2005 devrait pouvoir se prolonger jusqu'en 2009, grâce aux ventes d'avions Airbus échelonnées jusqu'à cette date”, precise la Mission économique.

Pub dans les regions françaises

Mais les chiffres des exportations ne sont que la partie émergée de l'iceberg PACT. De nombreuses actions, en profondeur, ont permis une meilleure compréhension mutuelle et des relations accrues entre les enterprises des deux pays.
La première “action” du PACT consistait à mieux informer les enterprises françaises sur les opportunités du marché thaïlandais. De nombreux événements ont été organisés dans ce sens, en particulier la tenue à Paris d'un séminaire « Thaïlande, moteur de l'ASE » le 17 mai. Par ailleurs, les agents de la ME ont visité un grand nombre de regions françaises pour y faire la publicité du marché thaïlandais.
La seconde action, qui vise à améliorer les relations entre les entreprises des deux pays, s'est mise en place en partenariat avec l'agence Ubifrance. Celle-ci a mis sur pied un programme important de sessions et de colloques sur la Thaïlande. En 2004, deux sessions de travail, « Batimat » et « pêche », et un colloque sur les industries papetières ont eu lieu. Et cette année sera particulièrement riche avec Vivasia (produits vétérinaires), Intertraffic (traffic routier), Bonjour French Fair 2005 et un colloque sur les machines textiles.

Ô mon bateau...

La troisième partie du PACT s'attaque au renforcement des ventes françaises en Thaïlande. Outre les grands contrats, pour lesquels il est difficile de mesurer l'impact des mesures prises, on peut noter que les exportations de biens de consommation français sont en augmentation de 8% sur les 10 premiers mois de 2004. Certes, la croissance de l'économie thaïlandaise n'y est pas pour rien. Mais les actions de lobbying de la ME pour faire baisser les nombreuses barrières douanières portent leurs fruits. Par exemple, les taxes sur les bateaux sont devenues nulles en 2004. “La Thaïlande devrait devenir un débouché important pour certaines de nos entreprises, leaders mondiaux dans ce domaine, au cours des prochaines années et une mission de la Fédération des industries nautiques a eu lieu en décembre dernier à Bangkok et Phuket”, precise un rapport récent des services de l'ambassade de France.
La mise en place de partenariats franco-thaïlandais pour des projets d'investissements dans la région du Grand Mékong, objet du quatrième volet du PACT, semble en être le parent pauvre. Malgré plusieurs seminaires organisés en France sur le sujet, on ne voit pas encore ce qui pourrait en sortir, hormis la réalisation d'une ligne de chemin de fer reliant la ville de Nong Khai à la capitale laotienne Vientiane.
Enfin, en ce qui concerne le volet 5, qui vise à accroître la formation et la présence des jeunes professionnels des deux pays, les choses ont bien avancé. Malgré quelques obstacles liés à l'obtention de visas, le nombre de VIE (volontaires internationaux en enterprise) français en Thaïlande est en augmentation (23). Dans l'autre sens, plus de 200 jeunes thaïlandais ayant obtenu des bourses internationales de leur gouvernement ont choisi la France en 2004, s'ajoutant aux 450 attirés par les programmes de l'agence Edufrance. On notera aussi que la Thaïlande a choisi, en novembre, l'école de mode française IFM pour former ses étudiants stylistes dans le cadre du programme « Bangkok, Fashion City ».
La Mission économique de Bangkok, depuis la mise en place du PACT, a vu son nombre de “clients” augmenter de 90% ! Les entrepreneurs, qui pour beaucoup passent leur temps à hurler contre le “trop d'Etat” et le “trop d'impôt”, feraient bien d'y réfléchir : les contribuables français leur donnent un sérieux coup de main.
François Tourane

Encadré
PACT : la preuve par l'action
Action n°1 : Mieux informer les entreprises françaises sur les opportunités du marché thaïlandais.
Action n°2 : Augmenter les rencontres entre entreprises françaises et thaïlandaises et renforcer l'information sur l'offre française.
Action n°3 : Rechercher une performance plus régulière et diversifiée des ventes françaises en Thaïlande.
Action n°4 : Une action commerciale régionale : agir à partir de la Thaïlande dans la région du Grand Mékong et en Asie du Sud-est
Action n°5 : Accroître la formation et la présence des jeunes professionnels des deux pays dans nos échanges commerciaux.

Publié par tourane à 04:39:42 dans asiareports | Commentaires (4) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| >>

Tous les derniers titres