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grippe aviaire !



Grippe aviaire : « Pour un droit d'ingérence

sanitaire »<o:p> </o:p>

Jean-Marie Le Guen, député socialiste et chef
de la mission d'information parlementaire sur la grippe aviaire, était de
passage à Bangkok en janvier.
<o:p />

Jean-Marie Le Guen, en route pour la conférence mondial de Pékin sur la grippe aviaire, a
fait escale à Bangkok et à Hanoi pour faire le point de la situation avec les
autorités et les chercheurs des deux pays asiatiques les plus touchés. « Au
plan mondial, nous en sommes à un moment crucial du développement de cette
maladie. Alors que nous pensions que les risques de pandémie -suite à une
mutation possible du virus – étaient essentiellement en Asie, une situation
grave s'est déclarée en Turquie, aux portes de l'Europe », a expliqué le député
du XIIIème arrondissement de Paris (le quartier asiatique).<o:p />

C'est en octobre que les députés français ont commencé à s'alarmer du potentiel dévastateur d'une épidémie de grippe humaine résultant d'une mutation du virus H5N1. Une trentaine de députés ont ainsi constitué une mission d'information parlementaire, dont Jean-Marie Le Guen est le président. A Bangkok, il s'est fait le chantre d'un concept que claironnait au même moment son collègue Dominique Strauss-Kanh dans l'Hexagone : le droit d'ingérence sanitaire. Rien à voir avec le droit d'ingérence humanitaire cher à

Bernard Kouchner : « D'abord, nous avons le devoir, en tant que pays développé,
d'aider les pays qui n'en ont pas les moyens à développer des politiques sanitaires.
En contrepartie, nous devons être en mesure d'exiger de ces pays une
coopération adéquate en termes de transparence et de mise en oeuvres des
mesures que nous préconisons. Si ces conditions ne sont pas réunies, c'est un
risque pour l'humanité toute entière. »
Expliquant que ce « droit d'ingérence » entrait plus dans un « rapport
d'exigence que de partage de valeurs », le député a rappelé que son rôle était
avant tout de « protéger la population française d'une épidémie globale ».<o:p />

Et puisque l'on parlait de communauté française, l'ambassadeur Laurent Aublin, au côté du député, a tenu à préciser que l'ambassade disposait d'assez de doses de Tamiflu « pour traiter toute la communauté française et même quelques touristes ». « Mais le Tamiflu n'est pas un médicament miracle », a tenu à rappeler Jean-Marie Le Guen, médecin de

profession, « il ne peut être efficace que si on le prend dans les 48 heures
suivant les premiers symptômes. Il existe en plus la possibilité que le virus
développe rapidement une résistance à ce traitement». <o:p />

A Pékin, le 18 janvier, la communauté
internationale s'est engagée à mettre près de deux milliards de dollars sur la
table pour lutter contre la grippe aviaire. <o:p />

François Tourane<o:p />

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